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Mois : mai 2011

Jeudi confession : j’écris un livre. (LOL)

Ahah, quelle blague. Bon disons que j’écris un truc. Un fichier word quoi. Et puis on verra bien ce que j’en ferai. Je ne courrai pas les éditeurs en tous cas, point de Goncourt en vue, je veux juste partager un peu mon expérience, et vive lulu.com.

EDIT (Oui je reprends ce projet 5 ans plus tard, le ridicule est-il vraiment safe ?) : je pense plutôt faire un site de tout ça, pour plus de possibilités de médias et d’interactions. Et éventuellement, mais secondairement, en extraire un ebook pour les publics un peu moins 2.0.

Je n’écris pas l’histoire de ma vie, non, je n’ai pas la prétention d’en avoir assez vécu pour ça. Et puis, oh, zut, ça ne vous regarde pas ! Mais je crois qu’il pourrait être bon que je compile un peu mon expérience et mes réflexions sur ce truc étrange que je vis : voir tous mes mouvements réalisés par une tierce personne, à mes côtés 24h/24h, cette personne étant entièrement choisie et “gérée” par moi-même.

On me pose très souvent des questions là dessus, et j’ai l’impression de ne donner que des réponses partielles. Je ne suis pas sûre que cette situation soit réellement comprise par quelqu’un d’autre que moi ou mes assistants. Alors je vais essayer d’éclaircir ça.

Pour tous les handis qui voudraient suivre le même genre de chemin, et qui me demandent souvent conseil. Pour ceux qui se débrouillent autrement parce que mon fonctionnement leur semble trop lourd, trop chiant. Pour ceux qui se débrouillent un peu pareil que moi, et que ça intéresserait de réfléchir à ça. Pour les parents de petits handis qui se demandent comment leurs petits vont pouvoir grandir et s’en sortir.

Pour nos entourages, qui ont parfois du mal à saisir ce que fait cette personne dans la pièce, qui est là sans être vraiment là, comment (ne pas) interagir avec elle. Pour les novices absolus qui pourraient être curieux.

Pour les auxiliaires ou professionnels de santé plus largement. Ceux qui travaillent dans des milieux plus formatés et n’imaginent pas bien ce fonctionnement tout autre. Pour rendre hommage à ceux qui m’ont accompagnée jusque là, pour gagner du temps de formation pour les prochains. ^^

Pour les autres professionnels, ces gens en tailleurs et cravates, qui battent la campagne pour nous caser dans des circuits institutionnels, parce qu’ils ne veulent pas savoir ce que sont réellement nos quotidiens. Ceux-là ne me liront probablement pas, certes.

Mais passons aux choses sérieuses. Je ne vous raconte pas ça pour faire un teasing précoce, pour vous faire pré-commander ce qui n’existe encore pas.

Si j’écris ce truc, c’est pour répondre à VOS questions (vous vous êtes bien reconnus dans au moins une catégorie non ?). J’en ai déjà pas mal en tête. J’ai aussi collecté tout ce que j’avais déjà pu en dire sur le blog. Mais régulièrement je suis encore surprise par vos réflexions, attitudes, donc surprenez moi encore !

J’aimerais vraiment que vous me disiez ce que cette situation vous inspire. Sous forme de question ou non, d’ailleurs. Comment vous visualisez tout ça, est-ce que certains aspects vous semblent vraiment galères, d’autres positifs, intéressants, effrayants, que sais-je ?… Pensez vous à des trucs sur mon ressenti, sur du concret, de l’organisation, sur le ressenti de l’entourage, sur le ressenti de mes assistants…?

Bref, je ne veux pas vous souffler de trucs plus précis. Carte blanche.

Vous pouvez me raconter ça en commentaire, ou par mail en cliquant ici si vous préférez.

Merci d’avance !

Jeudi confession : Je suis victime d'achat compulsif de cabane

Ce jeudi tombe à pic pour une petite confession, puisque je nage en pleine confusion.

 

Mardi, comme souvent, j’effeuille les annonces immobilières sur le net. Pas sérieusement, juste pour le rêve, le plaisir. Ma préférence va aux ruines à retaper, aux baraques plein d’un cachet à rafistoler, soigner, bichonner. Les lieux qui ont déjà vécu, ancienne gare, ancienne ferme, ancien presbytère, ancien moulin…Tantôt surface énorme à partager, tantôt petite masure juste pour moi, puisque le projet ne prend pas vraiment forme. Alors j’y passe souvent une bonne heure, puis je ferme la fenêtre en secouant la tête “ben bravo, encore du temps perdu pour rien”. Puisque j’ai quelques économies, mais pas vraiment le budget mensuel pour m’endetter sur 20 ans.

 

Mardi donc, j’effeuillais les annonces, quand je suis tombée sur cette cabane dite “de loisirs”, en pleine nature. Un prix beaucoup plus bas que ce que je vois habituellement, qui liquiderait mes économies, mais ne me collerait pas un dangereux crédit sur le dos. Bien sûr c’est de la cabane, c’est pas pour y habiter, mais l’idée me séduit… Allez, j’envoie un mail, ça ne coûte rien.

 

Je reçois quelques infos, quelques photos, l’adresse exacte, et un rendez-vous rapide parce que d’autres gens sont prêts à la prendre… Oulala, mais ça va vite là, c’est quoi cette idée à la con ?!

Mais trop tard, j’en rêve.

La cabane est quand même “habitable”, 2 chambres, de quoi cuisiner, de l’eau qui arrive quand même au robinet, un groupe électrogène, tout meublé/équipé.

Le gars laisse tout “en l’état”. C’est à dire qu’il laisse tout ce qu’il y a dedans (y compris une CABANE A OUTILS pleine de VIEUX OUTILS, mon dieu je défaille ! ^^), et dans l’état où elle était il y a deux ans (y compris travaux entamés pas finis), quand sa femme est morte. Depuis, il n’a plus le coeur de revenir dans ce lieu chargé de trop bons souvenirs.

Et moi j’ai bien envie de remettre de la vie et de la joie dans ce lieu ! Je nous y vois passer des week-end d’enfer, feux, barbecues, promenades au village, baignades dans le Madon… Je m’y vois aussi seule, venir chercher un peu de sérénité. Je vois les balançoires et autres cabanes (miniatures ^^) qu’on y mettra pour les mômes de passage. Les hamacs pour les plus grands. Je vois les travaux à finir, ça m’enthousiasme, et aussi ceux que je commencerai, les couleurs que j’y mettrai… Le jardin qui ne me frustrera plus par sa petite taille (600m² contre les 40 de mon jardinet), les fruitiers que je viendrai récolter…

Et je crois que le gars a senti ça, puisque je le sens bigrement enthousiaste pour que je visite la cabane “je suis sûr que ça va vous plaire !” qu’il me dit. Il parle même de prendre des mesures pour éventuellement adapter des trucs. ^^ Malgré les autres candidats à l’achat, il attend mon verdict, et si je dis oui, je crois bien qu’il me l’accordera…

 

Mais voilà, hier j’avais rendez-vous, et j’y suis allée. Mais les 3 marches 1/2 pour entrer sur le terrain ont eu raison de mes trop petites rampes ! 🙁 On s’est pourtant acharnés, avec le matériel à disposition, il a échafaudé mille plan infernaux, mais tous se soldaient par un échec. J’ai donc pu voir ma cabane de loin, partiellement, et le coin. Et discuter un peu. Et envoyer mon assistante faire un tour pour tout me raconter ensuite. Elle me dit “il y a beaucoup à faire quand même hein…”. Elle ne comprend pas que, justement, c’est un atout ! ^^

 

J’y retourne à 14h. Accompagnée de mon père, pour avis technique. Je sens d’ici sa mauvaise foi, et au moins si j’achète, j’achèterai en toute connaissance de cause, puisqu’il va me lister le moindre petit défaut ! ^^ Déjà hier au téléphone, il trouvait l’idée bizarre : “Mais tu ne veux pas plutôt mettre ton argent dans un projet professionnel ? T’associer avec ton frère pour faire un truc touristique dans le sud ?!” (… NB : Mon frère vit en Russie, n’a pas le projet de revenir en France avant plusieurs années, et on a jamais eu ce genre de projet !!! :-D)

 

A suivre, ou pas.

Un matin, ça ne sert, à rien-en-en…

 

Ce matin je me suis levée (presque) tôt et je suis partie baguenauder en diverses brocantes.

 

Ce matin, au troc aux plantes d’Essey, j’ai juste discuté avec l’apiculteur de ma petite ville, et il m’a étonnée/rassurée : les abeilles reviennent ! J’arborais un ton grave, lui dédramatisait : c’était pire il y a quelques années, quand tout le monde utilisait des pesticides (et, euh, on vivrait maintenant dans un monde tout bio tout bisounours ? Sapristi…), et puis, on parle des abeilles, mais question biodiversité il y a aussi tous les autres pollinisateurs à prendre en compte. Et ben pour une fois qu’on m’apprend qu’on va dans le bon sens, chouette alors. Merci pour le pain d’épices et à bientôt.

 

Ce matin, en brocante, j’ai ramené 3 bricoles pour 4 fois rien. Un pilon, parce que je me souviens vaguement qu’un jour (quand ?), quelqu’un (qui ?) m’avait dit qu’il avait du mal à en trouver un. Alors je l’ai pris, sans plus de raison que ça.

 

Ce matin, un vieil homme m’a trouvé un beau sourire, et ça m’a fait tout plaisir. Mais quand il a commencé à m’entreprendre sur la météo, bon, je me suis éclipsée en souriant.

 

Ce matin j’ai marqué un arrêt béat devant une bonne trentaine de caisses de vieux outils, de jardin ou autre. Tous ces trucs dont je ne connais absolument pas le but me fascinent. Tous ces trucs tout rouillés, qui semblent vouloir couper, frapper, serrer, râper… Ca pourrait sûûûrement me servir un jour à quelque chose. Ou pas. Alors je repars sans même avoir osé demander à quoi servent toutes ces vieilleries.

 

Ce matin j’ai vu un vélo à pédales manuelles à vendre, ah tiens probablement un stand d’handi. A l’autre bout de ce stand, une jeune fille effectivement handi me tend un bonjour plein d’attentes. Je lui renvoie un bonjour très poli, avec un sourire un peu plus tiédasse que celui au vieux, tout à l’heure. Merde alors, je la connaissais, de la sale époque. Elle a dû se dire que je n’étais pas physionomiste. Mais qu’est ce que j’aurais bien pu lui dire d’autre que “bonjour” ?…

 

Ce matin, j’ai fait la brocante à Eulmont, et je me suis dit que j’aimerais bien habiter dans ce bled. Alors quand la nana du stand a dit à sa copine “Il paraît que tu veux vendre ?”, j’ai fait semblant de m’intéresser à ses objets, juste le temps d’entendre qu’elle allait mettre l’annonce sur le bon coin. ^^

 

Ce matin, quand une femme m’a dit “Bonjour Céline ! Tu me reconnais ?”, j’ai une fois de plus fait la connerie de lui répondre oui, malgré l’évidence. 🙂 Et j’ai une fois de plus dû répondre “Ben, j’habite à Essey” à la question “Qu’est ce que tu deviens ?” (en même temps, quand on ne sait pas à qui on parle, c’est une réponse prudente non ?).

 

Ce matin j’ai retrouvé avec plaisir ce vieux réflexe perdu, de me dire “tiens je pourrais prendre ça en photo pour le blog” (mais mon téléphone-photographieur était HS), et j’ai trouvé matière à vous raconter des petites choses insignifiantes qui m’ont fait passer une jolie matinée.

Ces bouts de nous

Bon.

Cette semaine, l’ami Staral s’est barré. Non, il n’a pas fugué, on sait où il est. Mais un énième épisode d’encombrement a eu raison de lui.

Je pourrais lui rendre un vibrant hommage, parler du respect qu’il m’inspire, de sa justesse, je pourrais, sincèrement…

Oui, quand on vit dans ce monde de bras cassés, on pourrait porter le deuil bien souvent. Et on ne s’y fait pas, on est jamais blasé de ça, ça fait toujours des trous. Mais à choisir, je préfère consacrer mon énergie à autre chose qu’au deuil, parce qu’après la mort, je suis persuadée qu’il y a quelque chose : les vivants qui restent. Et ils ont bien besoin de nous.

 

Staral a pu donner ses cornées.

C’est fou ça, j’étais persuadée que face à un corps aussi handi que le sien ou le mien, les médecins nous considèreraient organa non grata. On m’avait bien dit “et tes cornées ?” Mais pfouah, je suis myope, c’est sûrement pourri aussi. Et mes poumons tout rabougris. Mes muscles mi rouillés mi atrophiés. Mes os déminéralisés. Aaaah mon dieu c’est embêtant d’être toujours patraque, aaah mon dieu c’est embêtant je ne suis pas bien portante !

Hé bien figurez-vous que je ne suis peut-être pas totalement pourrie finalement.

J’apprends qu’en tant que myope, mes cornées ne sont pas touchées, et certains aveugles peuvent même donner la leur ! Et aucune maladie, même grave n’est a priori contre-indiquée pour le don d’organe ! Point par point, mon anatomie sera envisagée sans a priori. Alors à y réfléchir de plus près, mes reins me rendent de sacrés bon service. Je crois que mon pancréas est aussi plutôt mignon. Et mes dents ? On arrête pas de vanter la perfection de mes dents en ce moment, y a pas moyen de faire don de mes dents ? Bon… Je vous fais confiance, faites bon usage de moi.

 

Alors voilà, je vous l’ai dit. Et je viens de télécharger ma carte de donneur. Et je le signale à ma mère dès qu’elle rentre de Russie.

Parce que, concrètement : nous sommes tous, par défaut, donneurs (sauf à le signaler), mais l’avis de la famille proche est incontournable et décisif.

Les organes ne peuvent être prélevé que dans 1% des morts à l’hôpital (mort encéphalique). Dans ces rares situations, une fois sur 3, la famille refuse. Plus d’une fois sur 2, c’est parce que la personne n’en a pas parlé clairement a sa famille avant de mourir.

Une personne qui donne ses organes permet en moyenne de réaliser 4 greffes.

La carte de donneur n’a pas de valeur officielle, il faut absolument en parler. Mais si la famille a le moindre doute, trouver ce bout de papier sur vous peut l’aider à se décider.

Sinon, vous pouvez aussi, sans attendre de sombres heures :

– Vous inscrire comme potentiel donneur de moelle osseuse, le jour où quelqu’un de compatible en aurait besoin

Donner votre sang régulièrement, ça ne coûte rien et ça sauve aussi des vies. (Si je résous un jour mes problèmes de malaises vagaux envahissants, je n’hésiterai pas !)

 

Ah oui, et puis j’ai une autre très bonne raison de vous parler ça, dans mon entourage, mais qui ne souhaitera pas forcément que je développe ici. Mais si vous aviez 2 poumons, taille adulte, en état de marche, dans un coin, inutilisés, ben vous seriez choux.

 

Edit : On a pu avoir des nouvelles du devenir des cornées données par Staral. Il a permis deux greffes réussies, une petite fille de un an et un homme de 35 ans peuvent désormais voir, grâce à son don.
Emouvant.

Entom’ au logis

Argh, mon jardin m’a rendue accro aux végétaux, les végétaux m’attirent irrémédiablement vers les insectes qui y paissent tranquillou. Je vais essayer de raisonner cette nouvelle addiction. Mais quand même, c’est CHOUETTE les bestioles !

– L’été dernier, j’ai eu quelques mantes religieuses dans mon jardin. Esthétiquement c’est assez marrant, et en plus bien sûr, il y a le mythe angoissant pour certains de la femelle qui déguste son partenaire après l’accouplement. Enfin je voyais ça comme un mythe, ou plutôt je ne m’étais jamais posé la question, jusqu’au jour où, juste sous ma fenêtre, oh merveille, deux bestioles en pleine jouissance ! Enfin je le suppose, je leur souhaite, parce que c’était tellement long et statique que leur exultation ne sautait pas aux yeux. Mais ça m’a laissé le temps de me documenter sur le sujet (le cannibalisme post-coïtal est fréquent mais non systématique), tout en guettant d’un oeil le feu de l’action, tout en live-twittant ce fol évènement.

Verdict : quelques longues heure d’observation fébrile plus tard, les bestioles se sont agitées, puis le mâle est tombé à terre, la femelle est restée accrochée au grillage. Pas de final sanguinaire, nul ce film.

N’empêche, je devrais voir apparaître les bébés mantes en mai-juin, yippee ^^ Je vous tiendrai au courant ! Ah non ?… Bon d’accord, je vous épargnerai ça alors ! 🙂

– L’été dernier (bis) j’ai planté des haricots ramant. Et tout en haut du tuteur, j’ai vu un insecte volant creuser son nid, virer de la fibre et revenir régulièrement. Marrant. A l’époque je n’étais pas encore trop entomophile, ça s’était donc arrêté là.

Récemment, je vois un trou dans mon gazon. Enfin bon, dans la terre quoi, tellement le gazon n’existe plus faute de flotte. Marrant, un trou bien rond et gros de quelques millimètres. Etrange. Je scrute un peu et, OH, un insecte volant en sort ! Est-ce qu’il est venu déloger une fourmi ou est-ce que c’est son propre terrier ?… Quelques heures plus tard (non je ne suis pas restée en observation béate tout ce temps) : oh, rebelotte ! Un genre de guêpe aux pattes toutes jaunes (en fait jaunes de pollen). Alors là, je me rue sur google, et je découvre, émerveillée, que j’abrite des abeilles solitaires ! Ces bestioles sont super utiles pour la nature, et contrairement aux autres, elles ne piquent pas ! J’en pleurerais de joie, je veux leur construire des nids et devenir leur amie.

– Dernière découverte en date : sur les jeunes pousses de quelques pantes, je vois de gros amas de mousse blanche. Comme de la bave de chien, mais que j’ai pas de chien. J’ai peur que ça soit du moisi, ou une maladie, alors je me renseigne… Et là je découvre que je suis envahie de “crachats de Marie” ou “crachats du coucou”. La cicadelle écumeuse (genre de petite cigale baveuse, aka Aphrophore) pond ses oeufs à l’aisselle des feuilles, la larve pompe un peu de sève de la plante pour ensuite chier de la mousse !!! (et s’en entourer pour résister à la sécheresse) Si c’est pas incroyable ça !!!

crachat

Passionnée par le concept de biodiversité, j’ai trouvé ça génial et j’ai cherché ce qu’allait m’apporter ces cicadelles écumeuses. En fait que dalle. C’est juste pas dangereux pour les plantes, très moche, et assez marrant. Je les ai quand même virées de mes plantes préférées : un coup de jet pour les déloger (mais elles s’accrochent pas mal) + un petit jet de vinaigre blanc pour leur donner l’envie de ne pas revenir.

Et sinon j’ai aussi plein plein de coccinelles chez moi. Mais je vous vois bailler, là-bas, au fond, je vous libère. 🙂

Bande son